Conférences A2R1

Lundi 25 septembre 2017 – Conférence de J. Lagrée - Le malade et son proche

Elle sera animée par Jacqueline Lagrée, Professeure émérite de philosophie à l’université de Rennes 1, auteur du livre Le médecin, le malade et le philosophe, (PUR, 2017) et Christine Edan, oncologue pédiatrique (à l’hôpital sud) retraitée )

Cette conférence aura lieu le Lundi 25 septembre 2017 à l'Espace Ouest-France à 14h30 

Elle sera gratuite et ouverte à tous

Nombre maximal de places: 100

Résumé :

La survenue d’une maladie grave ou chronique est toujours chez le malade et ses proches (famille, amis) un bouleversement radical des relations de soi à soi et à son monde. La conférence présentera donc :
1/ la survenue de la maladie comme crise existentielle ;
2/ la place du proche dans l’accompagnement du malade et la question de la personne de confiance ;
3/ Les vertus propres du proche, vertus de l’intelligence de la présence, de la relation comme la douceur, la simplicité, la sollicitude.

Mardi 03 Octobre 2017 - Bretons et Celtes. Quand le monde archéologique s'interroge ?

Elle sera animée par Yannick Lecerf

Archéologue Conservateur du Patrimoine National ; Chercheur associé au CNRS

Cette conférence aura lieu le Mardi 3 Octobre 2017 à 14h30, salle des thèses, bâtiment 1 à beaulieu

Elle sera gratuite et ouverte à tous

Nombre maximal de places: 50

Résumé :

Au cours des deux dernières décennies, les avancées de la recherche scientifique sont souvent venues bousculer ce qui était considéré comme acquis. Ainsi, à la lumière de découvertes récentes, le monde de l’archéologie (Directeurs de recherche du CNRS, Universitaires, Historiens de l’Antiquité, etc…) se retrouve avec les meilleurs linguistes européens pour proposer une lecture corrigée des séquences protohistoriques de l’Histoire des peuples de la façade atlantique. Par leurs constatations analogues, des archéologues des Îles Britanniques (Irlande, le Pays de Galles et la Cornouaille anglaise) viennent largement confortés les observations issues des dernières fouilles archéologiques réalisées sur le continent.

Ainsi de nombreux chercheurs s’interrogent aujourd’hui sur la réalité de l’influence celte sur les peuples de la façade atlantique. On voit actuellement émerger deux groupes distincts : celui d’Europe centrale avec des mouvements migratoires sillonnant cet espace en tous sens et celui beaucoup plus stable de la façade atlantique. Alors que les premières migrations celtiques apparaissent à partir du V° siècle avant notre ère, le groupe atlantique déjà en place depuis le début du Néolithique (5 000 ans avant J.C.) entretient de fréquents contacts portés par les échanges maritimes, jusqu’en Méditerranée. Ainsi la forte identité culturelle, constatée en Bretagne, pourrait puiser ses origines dans des séquences bien antérieures à celles proposées (voire imposées) par le mythique discours celte.

Conservateur honoraire du Patrimoine, ayant fouillé et dirigé de nombreux chantiers d’études archéologiques sur la Bretagne depuis 1968, constatant l’absence récurrente de pièce ou de trace celtes, en opposition avec les discours en vogue, devant cette énigme pleine d’interrogations, il me semble juste de s’y arrêter un instant :
Comment justifier cet engouement celtophile venue superposer notre identité bretonne ?

Pourquoi et comment, par une volonté politique du Premier et Second Empire, par les fortes et intimes convictions d’érudits, privés des instruments de la science moderne, avec l’appui du courant littéraire du Romantisme, par les cautions apportées de références culturelles du XIX° et du XX° siècles, le celtisme s’est imposé ?

C’est ainsi que mettant en lumière le schéma de la construction du mythe celte débuté au XVIII° siècle, en comparant toutes les données disponibles (des écrits des auteurs grecs et latins aux résultats des dernières découvertes archéologiques), en nous appuyant sur les travaux récents de chercheurs incontestés (J.L. Brunaux, J.P. Demoule, P. Brun, O. Buchsenschutz, F. Lontcho, B. Raftéry, T.F. O’Rahilly, Etc…), il devient possible aujourd’hui de proposer une autre approche du phénomène celte sur la péninsule armoricaine.

Par des échanges maritimes, et des relations entretenues depuis les premiers temps du Néolithique, les peuples de la façade atlantique se sont créés un espace culturel spécifique. La très forte identité d’appartenance constatée en Bretagne apparaît bien antérieure de quelques millénaires aux premières migrations celtes parties d’Europe centrale. Que l’on décide de la qualifier de ’’Tartéssienne’’, d’Atlantique ou même de Celte importe peu dès lors que l’on accepte de ne pas la confondre avec les migrations d’origine nord-alpine.

Jeudi 12 octobre 2017 - Art et science : compatibles ou incompatibles ?

Elle sera animée par Jacqueline Pierre

Cette conférence aura lieu le Jeudi 12 octobre 2017 à 14h30 à l'Espace Ouest-France, rue du pré botté à Rennes

Elle sera gratuite et ouverte à tous

Nombre maximal de places: 100

Résumé :

L’art et la science semblent incompatibles tant il nous paraît a priori que ces domaines font appel à des capacités et des compétences différentes au point que l'on parle de cerveau droit (celui de la créativité)et de cerveau gauche (celui de la rationalité). Mais qu'en est-il exactement? La dichotomie entre art et science est-elle ancienne et qu’en est-il réellement de nos jours ?

Axée principalement sur les arts plastiques et les sciences biologiques, cette conférence propose, en s’appuyant sur une centaine illustrations, de donner un aperçu des rapports multiples entre ces deux domaines au cours des siècles.
La multiplicité de ces rapports va de la simple application par les artistes de techniques mises au point par des scientifiques jusqu'à l'utilisation de découvertes scientifiques comme sources d'inspiration artistique. Nous verrons ainsi quels liens troubles unissent actuellement les artistes et les scientifiques et nous tenterons d'en comprendre les causes.

Mardi 7 novembre 2017 - Le développement insulaire : un démonstrateur pour une revitalisation de la démocratie locale.

Elle sera animée par Jacques de Certaines, adjoint au maire de l’île d’Arz, ancien adjoint au maire de Rennes, ancien membre du Conseil Economique et Social de Bretagne.

Cette conférence aura lieu le Mardi 7 novembre 2017 à 14h30 à l'espace Ouest-France rue du pré botté à Rennes

Elle sera gratuite et ouverte à tous

Nombre maximal de places: 100

Résumé:

Le « dégagisme » lors des diverses élections de 2017 a montré combien la crédibilité de nombre d’élus nationaux était atteinte. Il en résulte logiquement une démobilisation des électeurs lors des scrutins nationaux.
A l’inverse, les élus locaux, lorsqu’ils savent rester proches de leur terrain, ont gardé un niveau d’estime généralement très supérieur. Est-ce à dire que de nouvelles formes de démocratie sont plus à inventer dans des petites communes que dans les métropoles ?
Mais l’expérimentation locale peut-elle induire des changements au sommet de notre système politique très jacobin?Les petites communes insulaires sont des terres d’innovation pour plusieurs raisons : d’abord elles n’ont pas le choix, innover ou disparaître est leur dilemme.
Leur insularité crée une relation très directe avec les élus.
Les mutations climatiques (montée des eaux, notamment) sont un défi urgent. Les changements de population paraissent irréversibles. La transition énergétique est une obligation. Le maintien d’une économie locale est complexe quand on sait que, d’après l’Association des Iles du Ponant, le surcoût de la vie et du travail sur une île est de 38%. L’île d’Arz, avec moins de 300 électeurs, en est un bon exemple.